👉🏻 Le Fonds de réserve pour les retraites engage 30 millions d'euros dans le fonds Jeito II
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) annonce un investissement de 30 millions d'euros dans Jeito II, fonds de private equity géré par Jeito Capital, dans le cadre de l'initiative Tibi. Ce deuxième engagement auprès du gestionnaire parisien – après Jeito I en 2021 – cible des sociétés biopharmaceutiques européennes en phase clinique développant des thérapies pour des « maladies sévères à forts besoins médicaux non satisfaits ». Clôturé à plus d'un milliard d'euros le 31 mars 2026, Jeito II intervient en oncologie, neurologie, maladies auto-immunes et cardio-métaboliques. « En soutenant Jeito II, le FRR contribue à renforcer l'écosystème biopharmaceutique français et européen, moteur d'innovation et de souveraineté sanitaire », indique l'établissement public.
👉🏻 Les microtechniques, maillons clés de la chaîne de production des biomédicaments
L'Usine Nouvelle s'intéresse au Pôle des microtechniques (PMT) de Bourgogne-Franche-Comté, qui fédère industriels de précision et acteurs des biothérapies pour construire une chaîne de valeur complète, de la recherche fondamentale à la production du biomédicament. « Tout le savoir-faire est sur place. C'est unique en France, voire en Europe », souligne Philippe Dulieu, directeur général de RD-Biotech, fournisseur d'ADN pour vaccins à ARNm. L'enjeu est aussi économique, alors que la production d'un biomédicament coûte deux fois plus cher que celle d'un médicament chimique. « Sans baisse des coûts, les biomédicaments ne concerneront que ceux qui pourront les payer », avertit Renaud Gaudillière, directeur régional du pôle.
👉🏻 Frédéric Revah (Généthon) mise sur le biocluster Genother pour industrialiser la filière
Soutenu par France 2030, le biocluster Genother fédère différents acteurs français de la thérapie génique – Généthon, AP-HP, Inserm, et industriels – pour accélérer la mise sur le marché de nouvelles thérapies. « Nous voulons que la France invente, produise et valorise sur son propre territoire », déclare Frédéric Revah, directeur général de Généthon et président de Genother. Le principal défi reste la bioproduction : complexe et coûteuse, elle mobilise des vecteurs viraux aux rendements encore insuffisants. Généthon travaille à réduire ces coûts, notamment via l'IA et des jumeaux numériques de bioréacteurs. Le marché des thérapies du gène devrait enregistrer une croissance de 20 % par an pour la décennie à venir.
