Biomédicaments : Calipso-Sensors va créer 20 emplois et prépare la construction d'une usine

Publié le 2 juin 2026 par Bérénice BOURGEOIS
Presse

Fabricante de capteurs pour l'industrie des biomédicaments, Calipso-Sensors a vu le jour l'an dernier à Périgny. L'entreprise est née d'un projet de recherche impliquant le public et le privé. Son objectif : créer 20 emplois d'ici 2028 puis construire une usine à Sainte-Soulle, avec 50 salariés.

Dans le grand atelier, peu de salariés pour l'instant. La chaîne d'assemblage est pratiquement vide, mais plus pour longtemps. Abritée dans les locaux de sa maison mère GPC, dans la zone industrielle de Périgny, la jeune société Calipso-Sensors se prépare à une forte croissance. Créée en 2025, l'entreprise est née d'un projet de recherche associant le public et le privé : l'association France BioLead, les sociétés Sanofi, Capgemini Engineering, Ypso-Facto et GPC Bio, le centre de recherche CEA-Leti, l'école CentraleSupélec.

Le projet remonte à 2019, à une époque où la filière des biomédicaments (fabriqués à partir de matière organique, comme des cellules humaines ou des végétaux, et non de chimie de synthèse) constate une carence dans le domaine des capteurs. Pour développer plus rapidement les prochains biomédicaments, l'industrie pharmaceutique veut des capteurs plus précis, plus polyvalents et bon marché. La réponse : 17 millions d'euros d'investissement, dont 8 millions d'argent public. Sept ans plus tard, Calipso-Sensors fête son premier anniversaire et se prépare à industrialiser un capteur miniature mesurant à la fois la température, l'acidité, les gaz dissous et les impuretés.

Une usine en 2029 ?

"Nous aurons nos premiers clients en 2027", annonce Cyril van Robais, directeur opérationnel de Calipso-Sensors. La société devrait alors compter 25 salariés, contre 5 actuellement, et produire plusieurs centaines de capteurs par jour. Si les ventes sont au rendez-vous, l'entreprise construira une usine en 2029"On a prévu de s'installer sur la commune de Sainte-Soulle, où on a déjà un terrain, qui nous est réservé. On parle de quatre à cinq millions d'euros d'investissement, avec une cinquantaine d'emplois."

Calipso-Sensors aura besoin de compétences en métrologie, en micromécanique, en électrotechnique… Son directeur n'est pas inquiet. "On a la chance, à La Rochelle, d'avoir un tissu universitaire avec des spécialisations qui se rapprochent des nôtres. Si nous avons besoin de compétences plus spécifiques, on pourra les trouver dans la région Nouvelle-Aquitaine. Jusqu'ici, nous n'avons pas de problème de recrutement."