👉🏻 SQY Therapeutics lance sa plateforme de production d'oligonucléotides antisens
Issue de la recherche académique de l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, SQY Therapeutics prépare la montée en puissance industrielle de sa plateforme de production d'oligonucléotides antisens tricyclo-DNA (ASO-tcDNA). Cette nouvelle génération de thérapies est développée dans la prise en charge de maladies génétiques rares, dont la myopathie de Duchenne. La biotech vise une certification BPF de son nouveau laboratoire de R&D de Guyancourt dans un délai de 18 à 24 mois, après la finalisation de salles blanches, l'acquisition d'équipements spécifiques et le recrutement de personnels qualifiés. « Nous disposons actuellement de deux synthétiseurs qui nous permettent d'envisager théoriquement la production de plusieurs dizaines de grammes d'ASO par semaine », indique à L'Usine Nouvelle Luis Garcia, cofondateur et président de SQY.
👉🏻 Michel Sadelain, le Français qui a inventé les cellules tueuses de cancer
Le Parisien est allé à la rencontre de Michel Sadelain, chercheur français installé aux Etats-Unis depuis plus de trente ans et pionnier mondial des thérapies par CAR-T cells, ces cellules immunitaires reprogrammées pour combattre les tumeurs, devenues révolutionnaires dans le traitement des cancers du sang. De passage à Paris à l'invitation de la Fondation de l'AP-HP, il a visité le centre Meary de l'hôpital Saint-Louis, où sont fabriquées ces thérapies cellulaires. « Au début, pas grand monde n'y croyait. De nombreuses personnes dans la communauté scientifique trouvaient que l'idée était bizarre et irréaliste », se souvient-il. Lauréat du prestigieux Breakthrough Prize, il n'envisage pas de retour en France : « J'ai désormais fait ma vie aux Etats-Unis », a-t-il confié.
👉🏻 Droits de douane américains : « l’incertitude perdure »
Les Etats-Unis instaureront cet été des droits de douane permanents de 100% sur les médicaments innovants importés, dont les biomédicaments, invoquant l'argument de la « sécurité nationale » au titre de la section 232 du code commercial américain. Les médicaments européens ne devraient pas être concernés, l'Europe ayant négocié un accord-cadre distinct limitant le tarif applicable à ses entreprises à 15%. Mais « c'est une sorte de gentleman's agreement, pas un accord juridique contraignant », explique au Standaard Gaspard Toussaint, du lobby pharmaceutique belge pharma.be. « Les entreprises ne peuvent pas simplement partir du principe que M. Trump s’y tiendra. L’incertitude perdure donc dans de nombreux sièges sociaux. »
