L'Essentiel de la Filière Bioproduction
👉 L’Assurance-maladie muscle le pilotage des prescriptions de biosimilaires
L’Assurance-maladie annonce le lancement de VisuBiosim, un outil de datavisualisation destiné à analyser et comparer les prescriptions hospitalières de biosimilaires. L’objectif est de mieux identifier les marges de progression en initiation et en substitution sur l’ensemble du parcours de soins. « Les biosimilaires ont la même efficacité et la même sécurité que les médicaments biologiques de référence, pour un coût inférieur de 30% en moyenne. Leur développement constitue un levier majeur pour l’accès aux traitements, la soutenabilité de notre système de santé et la diffusion de l’innovation », rappelle le directeur général de la Cnam, Thomas Fatôme.
👉 La bioproduction ouvre une nouvelle voie pour les laits infantiles
Le Figaro s'intéresse à la start-up Nūmi, fondée en 2023 à l’hôpital Cochin, qui ambitionne de rapprocher les laits infantiles des propriétés du lait maternel en produisant, in vitro, des composants issus de cellules mammaires humaines. « Nous nous concentrons pour l’instant sur les composés qui manquent dans le lait bovin et dont l’impact sur la santé des jeunes enfants est prouvé, comme les sucres complexes ou la lactoferrine », explique Eugénie Pezé-Heidsieck, sa cofondatrice. La start-up, qui a constitué la plus grande biobanque européenne de cellules mammaires humaines, doit maintenant deux étapes décisives : le passage à l’échelle industrielle et la validation des strictes réglementations européennes à l’égard de la nutrition infantile.
👉 L'Allemagne appelle à une réforme du règlement sur les micro-organismes
Dans un document rapporté par EuropaBio, l’Allemagne appelle à une refonte ciblée du cadre juridique européen applicable aux micro-organismes génétiquement modifiés. Selon la Plateforme allemande de dialogue sur la bioéconomie industrielle, la réglementation actuelle constitue un obstacle majeur au développement de nouvelles techniques génomiques, telles que CRISPR-Cas. Sa recommandation centrale est d’abandonner l’approche réglementaire fondée sur les procédés au profit d’un cadre basé sur les caractéristiques des produits, jugé plus en phase avec les avancées scientifiques.
