L'Essentiel de la Filière Bioproduction
👉 Le CPE Lyon lance un cursus European Biotechnology for Sustainability
Ouvert en septembre 2025 et accrédité par la Commission des titres d’ingénieur, ce parcours de trois ans conduit à un diplôme d’ingénieur en biotechnologies et génie des procédés biologiques. « La première année est centrée sur les fondamentaux : chimie, biologie, mathématiques, auxquels s’ajoutent des modules structurants sur le développement durable », explique à L’Usine Nouvelle Pierre-Xavier Maziani, responsable académique du cursus. La deuxième année est orientée vers les applications industrielles, avant une troisième année de spécialisation au choix : R&D, bioproduction industrielle, ou sciences numériques et intelligence artificielle appliquées aux biotechnologies.
👉 Le plan du Genopole pour accompagner l’industrialisation des start-up
Le biocluster Genopole, à Evry-Courcouronnes, dévoile deux projets – Génolife et Cube – afin d’accompagner l’industrialisation des start-up. Génolife, un bâtiment de 21.000 m2 porté par un investissement de 90 millions d'euros, accueillera des entreprises déjà engagées dans des phases de développement plus avancées. Elles y trouveront des laboratoires et bureaux haut de gamme, modulables, permettant d’évoluer sans déménagement. Cube, bâtiment industriel flexible (40 millions d’euros), permettra de son côté l’intégration de lignes de bioproduction répondant aux standards réglementaires élevés.
👉 Le Biotech Act, une « occasion unique de corriger les faiblesses structurelles »
« L'Union européenne perd progressivement sa capacité à transformer son excellence scientifique en innovations thérapeutiques de rupture accessibles aux Européens », constate Christian Pierret, ancien ministre délégué à l’industrie. Dans une tribune aux Echos, il déplore 60.000 essais cliniques perdus en cinq ans, faute d'ambition industrielle. Selon lui, le Biotech Act pourrait toutefois donner un coup d’accélérateur au secteur des biomédicaments, en simplifiant les cadres réglementaires, en soutenant l'innovation et en affirmant la « souveraineté » industrielle et sanitaire de l'Union. Ce texte « représente une occasion unique de corriger les faiblesses structurelles ».
